La Chaire internationale CPA de recherche en contrôle de gestion a été créée en 2000 par le professeur Hugues Boisvert dans le but de faire le lien entre les connaissances théoriques produites dans ce domaine et leur mise en œuvre au sein des entreprises. Le professeur Boisvert a ainsi contribué aux recherches sur la mise en place de la comptabilité par activité et de l’outil d’analyse comparative, tout en constituant un large réseau d’entreprises partenaires et en formant de nombreux étudiants à la recherche et aux méthodes du contrôle de gestion. Sous le nouveau titulaire, Samuel Sponem, la Chaire a renouvelé sa mission visant à mieux comprendre les effets, parfois positifs,  parfois négatifs, des dispositifs de contrôle de gestion sur les organisations par l’étude d’enjeux communs auxquels sont souvent confrontés les comptables et les gestionnaires.

Pour Robert N. Anthony, professeur à Harvard et premier à définir la notion, le contrôle de gestion est « le processus par lequel les gestionnaires obtiennent l’assurance que les ressources sont obtenues et utilisées de manière efficace et efficiente pour réaliser les objectifs de l’organisation » (Anthony, 1965, p. 17). Ce processus s’appuie largement sur des outils comptables tels que des budgets, calculs de coûts, tableaux de bords, etc. généralement développés par les contrôleurs, et qui se distinguent de la comptabilité générale par leur caractère plus prospectif et moins standardisé. Partout, les gestionnaires s’appuient sur ces dispositifs dans leur prise de décision et les utilisent pour orienter les comportements au sein de leurs  organisations respectives. Le contrôle de gestion se situe ainsi à l’intersection des domaines comptable et organisationnel. Il a des effets au sein des organisations, mais également sur la société dans son ensemble.

Bien que nous visons à rendre les travaux de recherche universitaires réalisés et publiés par la Chaire pertinents pour les professionnels en pratique, leur diffusion peut également permettre à l’ensemble des gens d’affaires de se familiariser avec les forces et les faiblesses, voire à développer une vision plus critique des différents dispositifs de comptabilité et de contrôle de gestion en usage dans les sociétés contemporaines.​