Retour sur le campus international à vélo : les boursiers de la Chaire témoignent

Maxime Lavallée Bouffard et Jonathan Pace, étudiants au baccalauréat en comptabilité professionnelle

Maxime Lavallée Bouffard et Jonathan Pace sont étudiants au baccalauréat en comptabilité professionnelle à HEC Montréal. Ils ont été les lauréats d’une bourse octroyée par la Chaire internationale CPA de recherche en contrôle de gestion les encourageant à participer au cours expérientiel Montréal-Boston. Entre les 13 et 24 août 2017, ils ont ainsi entamé un périple à vélo de 500 kilomètres dans le but d’explorer de façon concrète les thématiques du développement durable et de l’entrepreneuriat. C’est avec joie qu’ils nous ont accordé un entretien sur cette expérience unique et hors du commun.

Qu’est-ce que le campus international à vélo Montréal-Boston?

Jonathan P. : Le campus est une expérience de vie inoubliable. C’est vraiment quelque chose qui va te sortir de ta zone de confort parce que tu ne restes pas en classe. Tu es sur les lieux d’affaires et tu vas avoir une perception du point de vue du dirigeant de PME, mais aussi de grandes entreprises multinationales comme iRobot. Le cours permet donc d’avoir différentes visions et de voir différents fonctionnements.

Maxime L.-B. : Sur le chemin, on s’arrêtait dans plusieurs entreprises différentes pour rencontrer les entrepreneurs et leur poser des questions, voir un peu comment ils gèrent leur entreprise, pratiquent leurs affaires et réagissent avec les réalités environnementales d’aujourd’hui. Puis sur tout le chemin, on a vu des entreprises dans des milieux très différents : le stade des Bruins de Boston, des restaurants, des fermiers… On nous a présenté un grand éventail de ce qui se fait.

Dans quelle mesure êtes-vous passionné d’entrepreneuriat et de développement durable?

Jonathan P. : Ce qui m’a intéressé de ce campus, c’était le fait qu’on parlait d’entrepreneuriat et de développement durable, deux thèmes grandissants de nos jours et qu’on n’aborde pas souvent en comptabilité. Le développement durable touche l’environnement, mais ça touche aussi le côté social : encourager les producteurs locaux et la création d’emplois locaux. Et côté entrepreneuriat, c’était intéressant de comprendre le point de vue, le fonctionnement et la passion des entrepreneurs. En tant que comptable, on aime suivre une ligne directrice et nos démarches étape par étape, mais les entrepreneurs, eux, ils ne suivent pas nécessairement leur plan d’affaires toujours à la lettre, c’est plus au jour le jour.

Avez-vous remarqué des différences entre le Québec et les États-Unis?

Maxime L.-B. : Ce qui m’a le plus marqué, c’est le Vermont. Je pensais que le Québec était avancé côté environnemental, mais le Vermont est assez impressionnant. La valeur des gens en général reflète l’importance des marchés locaux. Il y a un McDonald qui a dû fermer ses portes dans la ville de Burlington parce que les gens ne s’intéressent pas au fast food. C’est vraiment intéressant de voir toutes les choses qu’ils ont développées et qui fonctionnent parce que ça intéresse les gens. Ils sont prêts à payer plus cher pour quelque chose qui encourage les gens de la région ou qui est juste bon pour la santé. C’est surprenant parce que l’image qu’on a des États-Unis est reliée au fast food, à l’obésité, etc., mais ce n’est pas la réalité partout.

Qu’est-ce que vous a apporté cette expérience hors du commun?

Maxime L.-B. : Ce qui est venu le plus me chercher, c’est que les entrepreneurs ne s’attendaient pas à ce qui allait se passer dans leur vie. Sur le plan personnel, on peut voir qu’on ne peut pas tellement planifier ce qui va arriver dans notre vie professionnelle puis en même temps, c’est agréable de voir qu’en saisissant les occasions au bon moment, n’importe quoi peut arriver et on peut se rendre très loin. C’est aussi ce qui s’est passé avec ce cours. C’est une opportunité qui est arrivée dans notre boîte de courriel puis on s’est lancé là-dedans. On a créé des amitiés qu’on n’aurait jamais eues sinon, même avec les professeurs. À la fin, c’était un peu émotionnel de se laisser.

Comment était-ce de faire du vélo avec vos professeurs?

Jonathan P. : Anne et Brian ont été exceptionnels. Ils nous ont dirigés et il y avait de l’écoute active de leur part. On voyait les professeurs à l’extérieur de l’École, on voyait leur vraie personnalité et leur style de vie, ce qui nous motivait aussi à suivre leurs pas. Anne a été auditrice et ensuite contrôleuse en comptabilité; j’ai tenu des discussions avec elle que je n’aurais pas eues en classe.

Maxime L.-B. : Ils ont pris à cœur notre expérience et notre apprentissage. Après chaque visite, on avait un  « débriefing » puis ils nous aidaient à avoir une réflexion intéressante. Comme certains entrepreneurs ne nous présentaient que la belle image de leur entreprise, ils nous ont aidés à développer une pensée critique là-dessus pour aussi voir le revers de la médaille.

Est-ce que vous avez des conseils à donner à de futurs participants?

Maxime L.-B. : Je dirais qu’avant de partir, il faut se préparer le plus possible pour les entrevues, les lectures et le journal de bord, parce que durant le voyage, on est très limité dans le temps.

Jonathan P. : Moi ça serait de ne pas avoir peur de sauter sur l’occasion. C’est une expérience que vous n’allez pas oublier. Ça sort de l’ordinaire, c’est une expérience hors norme. C’est sûr qu’on n’est pas tous habitués à faire du vélo sur de longues distances, mais même si vous n’êtes pas à l’aise à vélo, avec un peu d’exercice, vous allez être capables.

Propos recueillis par Stéphanie Rioux-Wunder

2017-09-26T14:20:16+00:00 25 septembre 2017|